Les deux directeurs des compagnies aériennes Air Antilles Express et Air Caraïbes, messieurs Coury et Degryse, ont rencontré le président Richardson mercredi 18 juillet, afin de renégocier la taxe de 10 euros instaurée par la majorité territoriale le 31 mai dernier et effective sur le prix des billets depuis le 1er juillet. Malheureusement, cette entrevue a tourné court. Le président de la Collectivité, Alain Richardson, a refusé catégoriquement de négocier le prix de la taxe. Joint par téléphone vendredi, le directeur d'Air Antilles, Eric Coury, a déclaré qu'il n'était pas étonné de ce refus : « J'avais déjà pris acte de cette décision de la collectivité d'instaurer une nouvelle taxe et pris mes dispositions pour le bien-être de ma société. J'ai annoncé à ATSM, à qui Air Antilles Express sous-traite son activité sur l'aéroport de Grand Case que nos avions atterriraient à Juliana à partir du 15 septembre prochain. Par ce refus de négocier, Mr Richardson a signé l'arrêt définitif de l'aéroport de la partie française, sa stratégie est incompréhensible. Nous lui avons pourtant démontré que par un effet d'élastique une hausse du prix des billets de 10 euros entraîne une chute du trafic de 7%. Comme nous avons eu une augmentation de 22 euros ces derniers mois (12 euros de taxe Lavalin et 10 euros de taxe COM), le trafic des Antilles vers Saint-Martin Grand Case a chuté de 18% en juin 2012. En ce qui me concerne, ma décision est prise, je pars à Juliana à la rentrée de septembre », déclarait-il.
Mr Richard Degryse, Directeur d'Air Caraïbes nous informait de son côté que les dirigeants d’Air Caraïbes se réuniraient cette semaine afin de prendre une décision. « Nous allons égalemnent nous concerter avec Air Antilles afin de prévoir un calendrier de départ vers Juliana. Nous avons épuisé tous les recours, il faut maintenant que nous prenions une décision. Nous cherchons par la même occasion à évaluer l'impact de cette nouvelle taxe pour conforter notre décision », expliquait-il.
Les employés vont lancer une pétition
Nous vous en informions dans notre édition du 11 juillet dernier, les employés et usagers de l'aérogare (agents au sol, agents de maintenance, loueurs de voiture, chauffeurs de taxi et commerçants) prévoient de se mobiliser pour sauver le site tant qu'il en est encore temps. Une pétition sera bientôt distribuée aux passagers et elle sera envoyée au président Richardson. La centaine d'employés toutes compagnies et entreprises confondues qui travaillent sur le site doit se réunir en début de semaine pour mettre en place une stratégie de contestation. Nous aurons l'occasion de vous en reparler très prochainement. Le trafic risque donc d'être perturbé...