« Guillaume Arnell et Inès Bouchaut-Choisy, le ticket gagnant des législatives ! »
Lundi matin, le président du conseil territorial, Alain Richardson, recevait la presse pour affirmer son soutien à son 2e vice-président Guillaume Arnell, qui se présente aux élections législatives sous l'étiquette divers gauche.
Lors de cette conférence de presse, le président Richardson apportait son soutien « sans faille » à Guillaume Arnell, estimant qu'il était le candidat le mieux à même de représenter la majorité présidentielle de François Hollande. « Guillaume Arnell et Inès Bouchaut-Choisy, c'est le ticket gagnant pour notre circonscription ! », lançait-il. Pour le président, le fait que le Sénat et la majorité présidentielle soient désormais à gauche donne le ton de ces élections Législatives : « La population a voté pour le changement en mars dernier en choisissant la liste RRR, et ce même changement est attendu au niveau national avec l'élection de François Hollande. Ce sont des signes forts de la population qui désire un vrai changement. Il faut donc une voix qui puisse porter la même logique à l'Assemblée nationale », expliquait le président Richardson, qui ajoutait que les deux COM ne pouvaient pas voter pour un candidat ne faisant pas partie de la majorité locale et nationale, « car cela pourrait peser lourdement lorsqu'il s'agira de porter la voix de nos deux territoires. Nous avons donc besoin d'un consensus nécessaire, Guillaume Arnell et Inès Bouchaut-Choisy sont les seuls à représenter ce consensus », insistait-il encore.
Les priorités de Guillaume Arnell
Guillaume Arnell et Inès Bouchaut-Choisy expliquaient ensuite qu'ils avaient eu l'occasion de discuter avec le président Bruno Magras et le sénateur de Saint-Barth Michel Magras, au sujet de leur candidature. Inès Bouchaut-Choisy est, en effet, proche de Michel Magras, et de l'UMP, où elle a été longtemps encartée. « Nous ne souhaitons pas travailler à contre-courant ou être coincés dans une ligne de parti. Je suis un ami de St Barth de longue date et même si les frères Magras n'ont pas la même sensibilité politique que moi, nous savons travailler ensemble », expliquait Guillaume Arnell. Précisons tout de même, que le président Magras a choisi d'apporter son soutien officiel aux candidats de droite Gibbs/Miot pour ces élections législatives.
Pour Saint Barthélemy, Guillaume Arnell compte défendre 3 dossiers essentiels : la révision de la dotation globale de compensation ; trouver une solution dérogatoire pour que la CSG ne soit pas appliquée sur les revenus du locatif afin de ne pas pénaliser les St Barths qui vivent essentiellement de revenus locatifs ; donner plus de liberté d'action à la CCI de St Barth.
Pour Saint-Martin, Guillaume Arnell souhaite porter à l'Assemblée nationale les revendications du président Richardson concernant la relance économique du territoire et l'emploi, l'adaptation du système éducatif à nos spécificités, et le développement des équipements structurants (routes, assainissement, etc.). Il précisait en substance qu'il ne trouvait pas normal que des enseignants viennent de métropole pour des raisons essentiellement pécuniaires, sans pour autant remplir correctement leur mission une fois sur place. « Le système doit être revu, pour que les enseignants de l'île ne soient pas défavorisés, notamment avec une sélection plus souple des enseignants au niveau local », précisait-il.
Le candidat rejetait d'un revers de main les questions des journalistes sur le cumul des mandats, estimant que cela se faisait ailleurs et qu'il n'y avait pas de raison qu'il n'y parvienne pas. Guillaume Arnell conservera donc son mandat de vice-président du conseil territorial chargé du développement durable du territoire, une attribution pour laquelle il sera secondé par d'autres élus RRR. Le président Richardson précisait sur ce point que la question du cumul des mandats ne se pose pas dans la loi organique. « Le vice-président n'est pas l'exécutif, il peut cumuler les deux mandats. Cette COM a besoin d'un élu issu de la majorité ».
Guillaume Arnell lançait un appel à la population pour qu'elle se déplace aux urnes samedi. « Nous votons un jour à l'avance sur le vote national pour que les votes des Outre-mer soient pris en compte. Cependant, le samedi est un problème car c'est Sabah pour les religieux Adventistes », détaillait-il. N.L.