
Musée de Saint-Martin
La structure reste ouverte
Les rumeurs faisant état de la fermeture du musée de Saint-Martin ont été démenties par le président de l'association Archéologique Hope Estate, François Petit, au travers d'un communiqué envoyé aux médias, mercredi. Le musée reste ouvert, mais Christophe Hénocq, qui en était le responsable, ne fait plus partie du personnel.
Dans ce communiqué, le président François Petit explique que Monsieur Christophe Hénocq n'occupe plus de fonction officielle au sein de l'association, son contrat de travail ayant pris fin depuis le 1er juin 2011. « De ce fait, tout document signé par lui au nom de l'AAHE à compter de la date du 1er juin 2011, n'engage que lui. En conséquence, l'AAHE n'honorera aucun contrat, convention ou autre document que M Henocq aurait pu signer depuis cette date au nom de l'AAHE. Par ailleurs, M. Christophe Henocq ne disposait plus du pouvoir d'engager l'AAHE depuis que sa démission du poste de président de l'association a été approuvée par l'assemblée générale du 14 décembre 2008 », déclare François Petit.
François Petit avait créé avec son ami Christophe Hénocq l'association AAHE, il y a plusieurs années, afin d'assouvir leur passion commune des fouilles archéologiques. Depuis, l'association avait ouvert un musée des Arawaks avec les vestiges retrouvés sur le sol saint-martinois ; musée qui avait fermé, puis rouvert il y a trois ans, dans les murs de l'ancienne prison de Saint-Martin, rue Fichot. Simple membre au départ, Christophe Hénocq était par la suite devenu salarié de l'AAHE. Il ne faisait donc plus partie du bureau qui est composé de François Petit (président), de Barbara Petit (trésorière) et de leur fils (secrétaire). L'AAHE était jusqu'ici animée par Christophe Hénocq qui avait la responsabilité du Musée et des activités annexes, et qui en parallèle avait monté le projet de centre de formation à l'artisanat d'art à la Plantation Mont Vernon, en faisant appel aux financements publics. Mais fin 2011, les bonnes relations entre François Petit et Christophe Hénocq ont explosé.
En mars dernier, pendant les élections territoriales, Christophe Hénocq décidait de rendre publiques les relations tendues au sein de l'association Archéologiques Hope Estate. Il venait alors de recevoir un courrier de Mr Petit remettant en cause les activités de l'association à la Plantation Mont Vernon. A l'époque, François Petit justifiait sa décision dans la presse en déclarant : « J'ai reçu des informations par courrier qui m'ont alerté sur des pratiques que j'ignorais, notamment des mouvements de fonds et de cartes de crédit que je souhaitais vérifier ». Il indiquait, de plus, que les projets de formations à l'artisanat d'art, à la danse et au théâtre de la Plantation Mont Vernon, évoqués en assemblée générale, n'étaient pas conformes à l'objet de l'association, tel que déterminé par ses statuts. François Petit informait Christophe Hénocq par courrier que l'association allait devoir renoncer à ces projets et suspendre les demandes de subventions publiques. Il demandait également à Christophe Hénocq de lui restituer en mains propres tous les documents administratifs de l'association AAHE, car les statuts de l'association ne prévoyant pas de poste de directeur, Christophe Hénocq n'avait pas d'existence légale au sein de l'association...
Joins par téléphone mercredi, le président de l'association AAHE nous a confirmé que le musée restait ouvert, mais que Christophe Hénocq ne faisait plus partie du personnel. Interrogé sur le départ de Christophe Hénocq, François Petit déclarait que cette séparation n'était pas liée aux engagements politiques de Mr Hénocq auprès du Team Daniel Gibbs 2012 lors des élections territoriales, mais à des raisons tout autres. « Vous serez informés sur le fonds de ce dossier lorsque qu'il sera porté devant le tribunal », précisait Mr Petit.
Au vu des déclarations de François Petit sur les contrats d'embauche signés après le 1er juin 2011 par Monsieur Hénocq (qui deviennent caduques), l'avenir du centre d'insertion par la formation à l'artisanat d'art est plus qu'incertain. Douze jeunes en contrat aidé y sont actuellement employés, sans savoir s'ils pourront conserver leur emploi. Christophe Hénocq, qui a engagé un recours aux Prud'hommes après qu'on lui ait demandé de quitter le Musée et d'en remettre les clés à un huissier, a refusé de commenter les déclarations de Mr Petit, « l'affaire étant désormais entre les mains de la justice ».
A suivre...
N.L.
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