Des négociations fastidieuses Samedi dernier, les Syndicats et le patronat de Guadeloupe se rencontraient en préfecture de Basse-terre, pour poursuivre les négociations et tenter de trouver une sortie à la grève générale qui sévit sur l’île depuis le 20 janvier. Les Guadeloupéens attendaient beaucoup de cette négociation, mais il semble qu’elle ait été fastidieuse et qu’elle demande encore de nombreuses autres rencontres.
Elie Domota, leader du LKP, ne souhaitait sortir des négociations que si un accord interprofessionnel sur les salaires était trouvé. Le patronat guadeloupéen avait recommandé la veille à toutes les entreprises de plus de 20 salariés que plus aucun salarié n'ait un revenu brut annuel inférieur à 18.252 euros, soit 200 euros de plus que le Smic légal annuel. Pour Yves Jégo, 50 des 146 revendications du collectif contre la vie chère avaient été satisfaites, sachant qu’il fallait encore discuter le prix de l'essence et les prix dans la grande distribution. Sur ce dernier point, le collectif souhaite que les cent produits qui vont baisser de 10% suite à un accord signé lundi dernier soient vendus au prix de la métropole, plus 10% pour les frais de transport.
Pour le prix de l'essence, le LKP demande de descendre le prix de l'essence de 20 centimes. Une baisse qui s'ajouterait à celle de 30 centimes intervenue en décembre à l'issue de trois jours de blocages et manifestations. Yves Jégo convoquait vendredi après midi le directeur général de la SARA, filiale de Total, pour trouver une solution sans que les collectivités ou l'Etat n'aient à subventionner le prix de l'essence. Des décisions seront annoncées ce lundi par Yves Jego et la SARA. Samedi, les activités des ports étaient toujours interrompues, l'unique dépôt pétrolier de l’île était toujours bloqué et l'ensemble des stations-services, bloquées par des barricades, ne peuvent plus être réapprovisionnées. Les programmes de RFO Télé-Guadeloupe sont réduits depuis jeudi à une demi-heure quotidienne, les écoles restent fermées et les hypermarchés qui essaient d’ouvrir sont refermés par les manifestants. L’île est toujours paralysée et les conséquences économiques de cette grève sont déjà désastreuse.
Tribunal Des propriétaires d'une villa des Terres-Basses devant la barre De riches propriétaires américains étaient appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin. Ils n'avaient pas déclaré ni remis de fiche de paie à leurs trois employés entre décembre 2005 et novembre 2008. Une des employées qui travaillait comme femme de ménage avait déposé plainte.
Le couple de sexagénaires américains est propriétaire d'une luxueuse villa aux Terres-Basses. Une société au nom de l'épouse a été créée pour gérer la villa qui est louée pas moins de 42 000 euros par semaine ! Trois personnes, deux femmes de ménage et un major d'homme travaillent à temps plein dans la villa, les propriétaires sont eux domiciliés aux Etats-Unis. C'est le major d'homme qui remet chaque mois aux femmes de ménage leur salaire par chèque, les propriétaires lui versent directement l'argent sur son compte.
Depuis la plainte déposée par l'employée, la situation a été régularisée et les employés sont déclarés.
Le Procureur demandera une peine de 6000 euros d'amende pour l'épouse, gérante de la société.
L'avocat demandera l'indulgence au tribunal car ses clients ne sont pas français et ne connaissent pas la législation en vigueur. Le tribunal reconnaîtra tout de même la culpabilité de Mme G., elle sera condamnée à payer une amende de 8000 euros. Son mari sera relaxé. MM
Grand-Case Le trafic se densifie... Depuis le démarrage du chantier de la MJC de Grand-Case, les places de parking se font rares dans le centre du village. Les voitures se garent de manière quelque peu anarchique et le trafic en subit les conséquences. En pleine saison touristique, il est parfois bien difficile de se frayer un chemin sur le boulevard..
C'est un bon signe en ce début du mois de février. Le boulevard de Grand-Case accueille chaque jour, en soirée notamment, son flot de touristes et de locaux qui aiment à flâner dans le village. Réputé pour ses restaurants et ses bars à ambiance, Grand-Case ne perd pas de son cachet et reste un site privilégié pour se promener ou siroter un verre à une terrasse.
Mais voilà, le chantier de la MJC de Grand-Case, qui verra la construction de nouveaux parkings et d'un complexe sportif, prend de l'ampleur et empiète sur les places de parking déjà trop rares auparavant. Les véhicules sont aujourd'hui obligés de se garer le long de la route, en direction de l'aéroport notamment, et bloquent le passage des voitures en double sens. Les bouchons se forment et il n'est pas rare de voir le secteur du pont de l'exutoire totalement bloqué, en soirée particulièrement. Jeudi soir dernier, plusieurs concerts et soirées étaient organisés à quelques dizaines de mètres les uns des autres. A l'heure de pointe, certains véhicules se sont retrouvés bloqués un bon moment avant de pouvoir emprunter le boulevard. Le passage du camion poubelle aux environs de 23h n'a en rien arrangé les choses.
Les parkings qui verront le jour devrait résoudre ce problème de stationnement. En attendant, il reste bien difficile de trouver une place sur le boulevard, qui a pourtant été refait récemment et aménagé avec de belles places de stationnement. Les travaux devraient durer encore plusieurs semaines, et malheureusement aucun parking de substitution n’a pu être mis en place pour soulager les automobilistes en attendant. MM