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16-04-2012 |

Plagiat burkinabè
Une histoire qui résonne à Paris et jusqu'en Afrique !
Le plagiat par le rédacteur du RRR du discours de politique générale du 1er ministre du Burkina Faso résonne désormais bien en dehors de nos frontières. Mercredi dernier, le journal satirique français « Le Canard enchaîné » lui consacrait un article, tandis que vendredi 13 avril, plusieurs journaux burkinabés choisissaient de faire leur Une sur le sujet. Depuis, l'histoire du plagiat a fait le buzz « au pays des hommes intègres », et les réactions ne se sont pas fait entendre. Préoccupé par l'état désastreux des finances de la COM, le président Richardson - bien loin de la polémique - partait en Guadeloupe jeudi, afin de s'entretenir avec le préfet Amaury de St Quentin.
Si les élus du RRR ont choisi de balayer d'un revers de main « l'épisode fâcheux » du plagiat burkinabé pour mieux se concentrer sur les sujets financiers de la COM - sacrément dans le rouge - il n'en est pas de même en Afrique et plus précisément au Burkina Faso, où l'annonce par la presse locale de ce plagiat a entraîné de nombreuses réactions. Il suffisait vendredi de se balader sur la toile pour lire sur les sites des journaux les nombreux commentaires inhérents à l'affaire. Le journal Lefaso.net, par exemple, titrait : « Burkinabé - Saint-Martinois, même combat ! »
En métropole, le Canard enchaîné qui a toujours scruté avec attention les affaires saint-martinoises, n'a pas hésité à publier un article sur le sujet, tellement l'histoire est rocambolesque vue depuis Paris. A Saint-Martin, la nouvelle mandature reste imperturbable, elle regarde toute cette agitation du coin de l'œil, préférant se concentrer sur les solutions qui permettraient d'extraire la COM du gouffre financier dans lequel elle a été fourrée.
Que va devenir le dir cab ?
Alors qu'Alain Richardson s'envolait sans plus attendre pour la Guadeloupe, jeudi, avec l'espoir d'obtenir la confirmation de l'aide de l'état français, du côté de l'hôtel de la collectivité, c'était Alex Richards qui s'affairait au secrétariat du président en l'absence du boss. Bien qu'un arrêté sorti en début de semaine dernière indique qu'Alex Richards doit reprendre son poste de directeur du CESC (Conseil Economique Social et Culturel), il reste pour le moment au secrétariat du président. Le personnel territorial s'interroge, dès lors qu'on leur a précisément signifié mardi dernier que Monsieur Richards était officiellement démis de ses fonctions de directeur de cabinet du président. Une situation tout aussi « opaque » que l'affaire du plagiat... que le président Richardson devrait clarifier sous peu.
Les électeurs, qui pour 57% soutiennent le président Richardson et son équipe, attendent que la situation soit clarifiée. Rappelons que ces électeurs ont voté RRR pour avoir un grand changement de gouvernance, avec une réforme en profondeur du système, et qu'ils attendent d'Alain Richardson qu'il soit l'homme de la situation... N.L.
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