Un homme accusé d’avoir embauché des personnes en situation irrégulière
L’avocat d’un homme, accusé d’avoir embauché plusieurs personnes en situation irrégulière sur un chantier de construction, comparaissait le jeudi 26 janvier au tribunal correctionnel de Saint-Martin.
Selon les juges, les employés étaient dépourvus d’autorisation de travail et ne possédaient pas de bulletins de salaire. En outre, l’homme serait un récidiviste puisqu’il a déjà été condamné pour des faits similaires en 2010. Et cette fois-ci, c’est lors d’un contrôle de chantier que la police aux frontières (PAF) a découvert l’emploi de deux personnes en situation irrégulière. Les deux travailleurs ne disposaient pas de contrats de travail et ont évoqué un « simple accord verbal » pour leur embauche. De plus, ils travaillaient à la construction d’un bâtiment, sur un chantier qui ne disposait d’aucun panneau signalant l’objet des travaux. L’accusé étant absent lors de l’audience, son avocat a déclaré que son client pensait que les employés étaient en situation régulière. L’accusé, évoquant un malentendu avec son épouse, a également indiqué par son avocat n’avoir vérifié le statut des employés que partiellement, d’autant que selon lui, une procédure était en cours à la préfecture pour l’un d’eux. Concernant l’absence de contrat de travail, l’employeur a affirmé que ses employés étaient inscrits sur un registre personnel.
L’accusé comparait donc non seulement pour avoir employé des personnes en situation irrégulière à Saint-Martin, mais aussi pour ne pas les avoir déclarées. Le jugement de cette affaire a été renvoyé au 24 mai prochain. C.C.-F