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DANIEL GIBBS NE LÂCHE PAS
L'AFFAIRE SEMSAMAR
Conseil territorial
Daniel Gibbs ne lâche
pas l’affaire Semsamar !
Lors de son intervention en début de conseil territorial, Daniel Gibbs, le 1er vice-président chargé du développement économique, donnait le ton en se démarquant une fois de plus de sa majorité. S'adressant au président du conseil territorial Frantz Gumbs, il déclarait : « J'ai parfois le sentiment que nous tournons le dos à certains de nos engagements », une phrase qui en disait long sur sa frustration, notamment concernant la gestion de la Semsamar, sur laquelle le 1er vice-président demande depuis un mois que la COM engage un audit.
« J'ai demandé que notre conseil lance un audit de la Semsamar et à ce jour aucune décision n'est intervenue en ce sens », lançait-il au président qui restait mué. Et Daniel Gibbs de poursuivre en affirmant que lors de ses dernières déclarations dans la presse, l'ancien directeur de la Sem (Jean-Paul Fischer pour ne pas le nommer) faisait l'affront au Conseil territorial de se proposer en recours politique. Jean-Paul Fischer avait, en effet, déclaré chez un de nos confrères de la presse locale : « Il n'est pas exclu, compte tenu du contexte, qu'à un moment donné avec d'autres personnalités locales, on ne prenne pas d'initiative ». Daniel Gibbs continuait en expliquant à l'assemblée que l'ancien directeur de la Semsamar participait directement aux difficultés de la COM, notamment lorsqu'il annonçait des bénéfices de 29 millions d'euros en deux ans, et lorsqu'il annonçait que la collectivité devait 9 millions d'euros à la Semsamar. « Ces annonces sont insultantes, poursuivait-il, 51% des 29 millions boucleraient très bien notre budget ! Ma demande d'audit est tout à fait justifiée, après ces propos qui nous interrogent sur la véritable appartenance de la Semsamar ». Daniel Gibbs regrettait ensuite que la Com n’ait pas lancé les grands chantiers économiques porteurs de richesses et d'emplois dès 2008. « Nous ne serions pas aujourd'hui dans cette quête de recettes nouvelles sur des activités commerciales en danger d'effondrement ».
Une ligne de recette 2010 équivalente à l'intéressement du directeur de la Sem !
« Imaginez ce que serait le projet de développement du front de mer initié par la collectivité, si la Semsamar avait simplement décidé de mettre ses capacités au service de la collectivité... Je suis désolé, mais quand je vois dans notre budget 2010 une ligne de recette de 1 million 300 mille euros, en provenance de la SEM, soit l'équivalent de l'intéressement du directeur, je m'interroge, dans la mesure où nous sommes l'actionnaire majoritaire, que nous sommes moins rémunérés que le directeur et qu'en plus on m'indique que nous devons 9 millions ! Daniel Gibbs regrettait que le budget de son pôle de Développement économique soit « réduit à peau de chagrin en 2010, la moitié allant à l'Office du tourisme, qui échappe comme la Semsamar à notre contrôle (...) Ce choix budgétaire nous impose de faire appel à des fonds privés pour tous les projets rentables ».
Le 1er vice-président proposait à l'assemblée territoriale de demander au Conseil Exécutif de procéder à l'établissement des règles de gouvernance portées par les représentants de la Collectivité au sein de la Semsamar, de procéder à l'audit juridique et comptable des livres, biens et activités de la Semsamar. « Cette mission devra disposer d'un mandat suffisamment large pour l'objet demandé et être confiée à un cabinet d'experts indépendants », précisait-il. En toute fin de séance, le président Gumbs acceptait timidement le principe de l’audit.
N.L
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