Sociétés de sécurité : Le verdict Deux entreprises spécialisées dans la sécurité étaient convoquées au mois de décembre dernier à l'audience du tribunal correctionnel de Saint-Martin. Alors que la première société bénéficiait d'une annulation de la procédure pour irrégularités, la seconde poursuivie pour diverses infractions, avait fait l'objet de réquisitions sévères du Vice-Procureur. Le verdict a été rendu lors de l'audience du tribunal du 25 février dernier. Le gérant de la société a été reconnu coupable des infractions qui lui ont été reprochées, il a été condamné à 8000 euros d'amende, sa société à 10 000 euros d'amende.
Au mois de juin 2009, les forces de l'ordre menaient sur réquisition du Procureur un vaste contrôle des entreprises de sécurité de l'île. Plusieurs enquêtes préliminaires distinctes avaient été menées ; six sociétés présentant plusieurs infractions à la loi avaient été épinglées et sept personnes placées en garde-à-vue. Ce coup de filet avait notamment pour objectif de recadrer le secteur de la sécurité privée. Ce vaste contrôle avait été mené suite à plusieurs constatations qui avaient révélé des manquements au sein des sociétés de sécurité. Les professions de la sécurité sont réglementées. Les agents doivent suivre une formation, qui peut être délivrée à Saint-Martin, et ils doivent recevoir un agrément du Préfet. Ils n'ont pas le droit de porter d'arme quelle qu'elle soit sauf s'ils détiennent une autorisation et doivent avoir un casier judiciaire vierge.
La société appelée à la barre le 17 décembre 2009 était représentée par son gérant, G.R..
Lors du contrôle mené par les forces de l'ordre, plusieurs infractions avaient été constatées dans cette société. L'agrément préfectoral n'était pas valable, des armes avaient été saisies lors de la perquisition (bombes lacrymogènes, menottes, matraques) et un employé n'avait pas été déclaré.
Aujourd'hui, la société emploie 30 personnes et travaille sur une quinzaine de sites à Saint-Martin. Le prévenu avait assuré lors de l'audience que tous les salariés avaient, depuis le contrôle, fait une demande de carte professionnelle à la Préfecture.
Mais le Vice-Procureur avait estimé que les infractions étaient constituées et avait fait des réquisitions sévères. "Pour qu'il y ait une cogestion de la sécurité, il faut des interlocuteurs fiables. Je ne crois pas que l'on puisse avoir trop d'indulgence. D'autant plus que toutes les sociétés savaient qu'il y aurait un contrôle." Le Vice-Procureur avait demandé la dissolution de la société, un an de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et l'interdiction de gérer contre le prévenu ainsi que la confiscation des armes saisies.
Le verdict sera plus clément que les réquisitions. G.R., gérant de la société, a été condamné à 8000 euros d'amende. Sa société à 10 000 euros. La confiscation des scellés a également été prononcée. MM
Insécurité
Un loueur de voitures déplore
trois vols en trois jours
D'après ce loueur de voitures de la place, les vols de voitures sont en recrudescence ces derniers jours. Sa société déplore trois vols de véhicules, dont deux braquages, entre vendredi et dimanche derniers.
Vendredi après-midi, un touriste se serait fait braquer à Pic Paradis. Deux hommes cagoulés et armés l'aurait agressé pour voler sa voiture de location, ainsi que tous ses effets personnels. Dimanche soir, c'est sur la route entre Grand-Case et Marigot qu'une voiture de touristes aurait été bloquée par deux véhicules. Le couple s'est fait dérober sa voiture et ses effets personnels, l'homme aurait été violenté par ses agresseurs. Une troisième voiture a été dérobée, de nuit, dans le centre ville de Marigot. Trois voitures en trois jours et des clients violentés, s'en est trop pour ce loueur qui tient à tirer la sonnette d'alarme !
Ces faits ne nous ont pas été confirmés par la gendarmerie.
Une petite fille de 3 ans décède à l'hôpital
Le vice procureur ouvre
une information contre X
Lundi dernier, une petite fille de 3 ans est décédée à l'hôpital de Saint-Martin. Ses parents ont porté plainte pour non-assistance à personne en péril, auprès de la gendarmerie. Le vice-procureur Jacques Louvier a décidé d'ouvrir une information pour homicide involontaire contre X, de manière à dégager d'éventuelles responsabilités.
Nellio St Louis, le papa de Bianca âgé de 3 ans, est anéanti. Sa petite fille est décédée lundi dernier, après une hospitalisation de trois jours. Il explique que « Bianca a été opérée dans un premier temps d'une péritonite en Guadeloupe au mois de décembre dernier ». L'enfant a été admis aux urgences de l'hôpital de Saint-Martin vendredi 27 février, alors qu'elle se plaignait de violents maux de ventre. Nellio St Louis souhaitait qu'elle soit évacuée vers la Guadeloupe dès le vendredi, mais il semblerait que la décision d'évacuer l'enfant n'ait été prise que le lundi 1er mars. « L'hôpital m'a contacté lundi pour me dire de me tenir prêt, que ma fille, qui était au plus mal, serait évacuée dans la journée, c'était malheureusement trop tard », explique le père de l'enfant.
Le vice-procureur a fait pratiquer une autopsie vendredi 5 mars, pour connaître les causes de la mort. « D'après les conclusions du médecin légiste, qui s'est déplacé de Martinique, l'enfant est décédée des suites d'une occlusion intestinale aigue », explique Jacques Louvier.
Le vice-procureur a décidé d'ouvrir une information pour homicide involontaire contre X, de manière à mener une enquête sur le déroulement des faits et de déterminer s'il y a eu faute ou pas de la part de l'hôpital.
L'enfant sera inhumé vendredi 12 mars à 15h. La cérémonie se tiendra en l'église catholique de Marigot.