Opération coup de poing des forces de l'ordre Six sociétés de sécurité épinglées Sur réquisition du Procureur, les forces de l'ordre de Saint-Martin, encadrées par le Groupement d'Intervention Régional de Guadeloupe (GIR), ont mené en fin de semaine dernière une vaste opération de contrôle des sociétés de sécurité de la partie française. Plusieurs enquêtes préliminaires distinctes avaient été menées, six sociétés présentant plusieurs infractions à la loi ont été soumises à des contrôles et sept personnes ont été placées en garde-à-vue. Ce coup de filet avait notamment pour objectif de recadrer le secteur de la sécurité privée, un point essentiel pour les forces de l'ordre qui souhaitent à terme travailler en collaboration avec les agences de sécurité.
Ce vaste contrôle, qui s'est déroulé sur trois nuits et trois journées, a été mené suite à plusieurs constatations qui ont révélé des manquements au sein des sociétés de sécurité. Le 14 juillet dernier, un agent de sécurité qui travaillait sur le front de mer de Marigot avait reçu une balle dans la jambe. L'enquête concernant cette affaire avait révélé que celui-ci n'était pas agréé, qu'il portait une arme et qu'il avait en plus un casier judiciaire chargé. Or, les professions de la sécurité sont réglementées. Les agents doivent suivre une formation, qui peut être délivrée à Saint-Martin, et ils doivent recevoir un agrément du Préfet. Ils n'ont pas le droit de porter d'arme quelle qu'elle soit sauf s'ils détiennent une autorisation et doivent avoir un casier judiciaire vierge.
Suite à ces constatations, le Vice-Procureur Jacques Louvier a décidé d'ouvrir plusieurs enquêtes sur ce secteur d'activité à Saint-Martin. Des preuves ont pu être établies pendant la phase d'enquête, elles ont permis au contrôle d'être très fructueux.
Une opération menée conjointement
Les gendarmes, la PAF, les services fiscaux, l'URSAFF et l'Inspection du travail ont mené le contrôle conjointement. C'est le Groupement d'Intervention Régional (GIR) de Guadeloupe qui coordonnait l'opération. Le GIR effectuait sa deuxième intervention sur Saint-Martin, il s'agit d'une force polyvalente qui regroupe des agents des douanes, de la police, de la PAF, des services fiscaux et de la gendarmerie. Son responsable, Mr Crespo, était le responsable de l'opération.
61 contrôles ont été réalisés entre vendredi soir et lundi matin ; une dizaine d'entreprises ont été contrôlées sur la partie française. Un contrôle identique était mené en parallèle à Saint-Barthélemy. Six sociétés présentant des infractions à la loi ont été épinglées à Saint-Martin, deux à Saint-Barthélemy. Les infractions concernent essentiellement du travail dissimulé et des manquements à la loi de 1983 qui définit le cadre d'exercice des sociétés de sécurité. Beaucoup d'agents de sécurité n'avaient pas d'agrément, un gardien avec un chien non déclaré a également été contrôlé. Un grand nombre d'armes, de 6ème catégorie notamment (matraques, diffuseurs lacrymogènes, pistolets à billes), ont été saisies.
Au total, sept personnes ont été placées en garde-à-vue. Des procédures judiciaires ont été établies à l'encontre de certains gérants.
Les entreprises épinglées lors de ce vaste contrôle vont maintenant devoir se mettre en règle si elles souhaitent que leur agrément ne leur soit pas retiré par le Préfet. Le milieu de la sécurité privée devrait donc désormais être mieux organisé sur la partie française ; les forces de l'ordre souhaitent, à terme, mettre en place une gestion commune de la sécurité avec ces entreprises. MM.
les flics feraient mieux d'utiliser leur temps et leur force pour s'occuper des vrais délinquants qui pourrissent l'île au lieu d'emmerder les gens qui travaillent et contribuent au maintien de la sécurité ce que ne font pas les forces de l'ordre chargés de ce boulot, ils sont plus en clein a chasser les blancs sans ceintures de sécurité, sans casque et avec le téléphone.
Avec de telles opérations, comment s'étonner de la montée vertigineuse de la délinquance, les voyous ont de beaux jours devant eux à saint matin.